PIERRE FRIDERICI - JEAN STEINAUER

LE GRAND FRED

2019. 96 pages. Prix: CHF 25.00
ISBN 978-2-88927-450-2


Biographie de  Pierre Friderici

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Le Grand Fred, un livre sur Alfred Friderici

Le Grand Fred, tel est le titre du livre que Pierre Friderici vient de publier sur son père Alfred Friderici chez Bernard Campiche Editeur. Cet ouvrage a été écrit avec le journaliste Jean Steinauer

Sur la quatrième page de couverture, sur laquelle figure la photo d’un camion de la célèbre entreprise de transport, on peut notamment lire ce qui suit: «Traversée par l’autoroute depuis près de 60 ans, la ville de Morges l’a été plus longtemps encore par les éclats de rire d’Alfred Friderici. Directeur avec son frère Paul de la plus grande structure de transport routier en Suisse, le Grand Fred, qui se présentait toujours comme chauffeur, se dépensa sans compter pour les siens, pour ses amis, son métier et son entreprise. Seule celle-ci qui lui échappa finalement, ne lui rendit pas ce qu’elle avait reçu de lui. Son fils, Pierre Friderici, avec la complicité du journaliste Jean Steinauer, raconte la vie ordinaire d’un homme qui ne l’était pas et soulève le capot des poids lourds. Voici des aventures et des personnages hauts en couleurs, des secrets de famille et des luttes de pouvoir.»

Le «cruel fiasco» du Moyen-Orient

À la page 36, Pierre Friderici, qui écrit que «tous les Friderici ne se ressemblent pas», distingue les «lignes de conflit qui aboutiront à la scission de l’entreprise». Pour y voir plus clair, il publie l’arbre généalogique des Friderici. On y voit  qu’Alfred Friderici (1917-1996) est issu de l’union de Charles-Félix Friderici (889-1958) et d’Élise Julie Bussy (1889-1921) alors que son demi-frère Paul Friderici (1923-2018) est issu de l’union de ce m^me Charles-Félix Friderici et d’Alice Isaline Bussy (1902-1978). Après un premier mariage en 1914, Charles-Félix Friderici s’était en effet remarié en 1923 avec la sœur de sa première épouse, décédée en 1921.
Quant aux «luttes de pouvoir» évoquées plus haut, Pierre Friderici écrit à la page 58 que «les transports au Moyen-Orient se soldèrent par un cruel fiasco.» Il est vrai que l’entreprise n’avait pas de conseil d’administration, «l’oncle Paulet professant qu’il n’avait rien à faire à ce niveau d’un type ne possédant pas de permis poids lourd…» déplore Pierre Friderici à la page 62.


LAURENT MISSBAUER,
Camion, octobre 2019

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Passionnant, ce récit écrit à quatre mains par Pierre Friderici pour les souvenirs et par Jean Steinauer pour la forme!
Le premier appartient à une dynastie de transporteurs et le second est journaliste. Pierre est le fils du Grand Fred, personnage truculent et haut en couleurs, travailleur acharné, se dépensant sans compter pour les siens et les amis.
Il partagera avec son frère Paul l’une des plus grosses entreprises suisses de transport.
Alfred Friderici est né en 1917 «alors que la guerre hurlait encore». Il est mort en 1996. La Côte est son biotope avec Morges comme point d’attache. Sous sa direction, ni publicité ni relations publiques. La bouche à oreille lui amène les clients. Penché sur ses cartes routières, en salopettes et cravate, il déclare: «Quels beaux voyages j’ai faits dans mon bureau.»
«Dans le temps, si le transporteur ne pouvait pas compter sur sa femme pour le secrétariat et les comptes, il ne tenait pas.» Et les femmes ne font pas de la figuration dans la famille Friderici! Paul est le responsable technique, Alfred le chef de la partie commerciale. Paul court les salons et commande des camions. «Il était comme un gamin dans un magasin de jouets.»
Dès les débuts, les transports s’effectuaient avec les chevaux. En 1998, il ont été «liquidés». Il y en avait encore quarante-huit. Dans les années 60, l’entreprise est florissante.
Elle assure des déménagements, des transports de chantiers. C’est le début des camions-grues et des transports spéciaux comme le vin et le moût à partir de Bordeaux en camions-citernes.
Elle effectue des travaux pour la poste et les CFF. L’entreprise tente le Moyen-Orient. Les pertes sont énormes.
Le darbysme a-t-il été le ferment de la dissension entre Alfred et Paul? Il a été un déclencheur, mais des erreurs stratégiques, un retournement conjoncturel d’envergure mondiale ont mené à l’éclatement de l’entreprise.
En 1977, Alfred jette l’éponge, «catastrophé d’en arriver là après de longues et fertiles années passées avec mon frère à créer l’empire Friderici SA.» La métamorphose du grand Fred en grand-papa gâteau rend le personnage encore plus attachant.
La saga Friderici se savoure comme un roman. Un arbre généalogique permet au lecteur de s’y retrouver dans le méandre de cette famille qui a modelé le paysage économique du canton.


ÉLIANE JUNOD,
L'Omnibus, octobre 2019

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«J’ai voulu écrire la biographie de mon père afin de lui rendre justice d'abord, parce qu'il a fini sa vie sans avoir pu la conclure comme il le méritait; et afin de transmettre à mon tour ce qu'il m'a donné: un art de vivre, une éthique du métier», écrit Pierre Friderici dans le prologue.
Ce récit est plus qu'une biographie, l'hommage d'un fils à son père, pour lequel il éprouve de la fierté. Pour ce faire, ayant du temps, mais pas d'expérience, ni d'argent à mettre, il a demandé de l'aide à Jean Steinauer, journaliste, historien et ami de longue date.
Comme on peut le voir sur la photo de couverture (à gauche), son père, Alfred Friderici, est un patron (dans le domaine du transport routier) comme on n'en fait plus: sa tenue de travail est une salopette bleue, «qu’il porte entrouverte sur une chemise et une cravate».
Alfred (1917-1996) est le responsable commercial et son frère Paul (1923-2018) le responsable technique de l'entreprise familiale, que tous deux, autodidactes, ont repris à la mort de leur père, Charles-Félix, en 1958, sans connaissances particulières en management.
Cela ne va pas les empêcher de la développer formidablement, localement et à l'international, et de la diversifier jusqu'au début des années 1970, en dépit des réglementations et des protectionnismes, jusqu'à ce que le département Moyen-Orient lui soit fatal.
Ce qui caractérise «Le Grand Fred», surnom qui lui a été donné par ses amis, c'est son enracinement local à Morges, où, sur plusieurs générations, tous les Friderici, ou presque, ont trouvé femme. Son fils Pierre parle du «biotope originel morgien» de la Maison Friderici...
Ce qui caractérise le Grand Fred également, c'est qu'il prend depuis longtemps «une irrémédiable distance avec la secte» darbyste, qui a marqué de son empreinte sa famille avec le mariage de son père avec les deux soeurs Bussy qui en sont adeptes.
Cette secte sera un facteur «déclencheur» de la chute de la Maison Friderici: «Mais pour venir à bout de la plus grande structure de transport routier du pays, il faudra des erreurs stratégiques et pas moins qu'un retournement conjoncturel d'ampleur internationale…»
Du Grand Fred, qu'a-t-on envie de retenir? Ce portrait que dresse de lui son fils:
«Alfred n'a jamais été un homme d'argent. Il est mû par le goût d'entreprendre, pas celui d'accumuler. Il applique beaucoup de rigueur au contrôle des dépenses et des encaissements, mais ne montre nulle âpreté au gain. Ce bon vivant ne crache ni dans un bon vin ni sur une fine table, mais il a dans son quotidien des goûts simples et ne croit pas à la sincérité des signes extérieurs de richesse.»

Blog de FRANCIS RICHARD

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Traversée par l’autoroute depuis près de soixante ans, la ville de Morges l’a été plus longtemps encore par les éclats de voix et les éclats de rire d’Alfred Friderici. Directeur avec son frère Paul de la plus grande structure de transport routier en Suisse, le Grand Fred, qui se présentait toujours comme chauffeur, se dépensa sans compter pour les siens, pour ses amis, son métier et son entreprise. Seule celle-ci, qui lui échappa finalement, ne lui rendit pas ce qu’elle avait reçu de lui. Son fils Pierre, avec la complicité du journaliste Jean Steinauer, raconte la vie ordinaire d’un homme qui ne l’était pas, et soulève le capot des poids lourds. Voici des aventures picaresques, des personnages hauts en couleurs, des secrets de famille et des luttes de pouvoir. Chabrol aurait adoré.


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