JEAN-FRANÇOIS THOMAS

UNE SEMAINE À TUER

Roman
2020. 200 pages. Prix: CHF 30.00
ISBN 978-2-88241-457-1


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Meurtres en série

Un vigile tué par un harpon durant son service de nuit dans un grand magasin en Suisse, voilà un crime pour le moins insolite. Et quand on pêche la féra voire l’omble chevalier, on n’imagine guère trouver un homme mort dans son filet. Dans Une semaine à tuer, de Jean-François Thomas, la mort rôde, violente. De quoi piquer la curiosité de l’ex-policier Cyriel Sivori. Viré de la police à la suite d’une intervention qui a mal tourné, l’homme s’intéresse de près à une série de meurtres qui brisent la quiétude du canton de Vaud.
L’ancien flic devenu libraire se partage donc entre son nouvel emploi, son ami Valmir, pêcheur professionnel, et son désir d’enquêter tout de même, à sa façon. Il agit tel un enquêteur informel, à temps partiel, tuyauté par un ancien collègue, parallèlement à ses activités de libraire et à la naissance d’une liaison amoureuse. La narration fluide de Jean-François Thomas réserve surprises et coups de théâtre, dévoilant peu à peu les liens entre les victimes, jusqu’à la brutale et surprenante révélation finale.
Une semaine à tuer est le deuxième roman de celui qui a longtemps présidé le conseil de fondation de la Maison d’Ailleurs, à Yverdon-les-Bains. On lui doit le roman jeunesse Trocs de chocs (2018), ainsi que des nouvelles et deux anthologies de science-fiction, dont Défricheurs d’imaginaire, dédié à la SF suisse romande (2009).


MARC-OLIVIER PARLATANO
, Le Courrier, 15 mai 2020

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Sous la belle fresque de François Rouiller qui en couverture narre une première fois l’histoire, partiellement, un bref roman policier qui va charmer chacun. Le titre déjà en jeu de mots puisque un tueur en série chaque jour va assassiner une victime. Ce futur classique écrit par un conteur grand lecteur évoque cent polars, précis comme une horloge suisse et pourtant sans allusion à cette industrie. En revanche il évoque divers artisanats de ce pays de Vaud, la pêche et le bleu Léman et ses poissons ou la vigne et le gouleyant chasselas, de la Côte à Lavaux, voire jusqu’aux rives du lac d’Yverdon, les bières du Dr Gab’s, l’Association des paysannes vaudoises, une petite scierie, les bistrots de chez nous et le classique flic démissionnaire, devenu libraire, qui ne peut se passer de suivre l’enquête et qui va évidemment se retrouver impliqué, suspect même. Une implacable machine montée par un maître, où chaque détail prend son sens, rétrospectivement ou permet aux plus futés de pressentir, mais d’être surpris quand même. Si les crimes sont violents, si la série de meurtres a un sens symbolique comme tout profileur le sait, le suspense tient jusqu’au bout et la double surprise finale, bien que tout soit annoncé comme le prescrivent les historiens du genre. Un certain humour et beaucoup d’amour, des personnages humains, proches des lecteurs, un ton, ce qui n’est pas si fréquent, font le prix de cette intrigue sanglante. Un zeste d’érotisme, des blagues de comptoir, des allusions à des faits actuels, une ou deux fois le mot couille, sans quoi on croirait le livre écrit il y a cent cinquante ans, mais tout cela avec une finesse et sans gratuité car si le diable est dans les détails, ceux-ci sont les indispensables dents des rouages de la machine.
On permettra au lecteur défenseur du subjonctif de regretter son absence après un bien que, page 89! C’est le seul point négatif de cet aimable polar.
Le charme d’une langue simple et pourtant riche en pointes ! Une heure et demie de plaisir, de suspense et de frissons, mais, et c’est là le charme, rien de glauque, une harmonie lumineuse, des humains qui jurent parfois et une satire ambiguë des discussions du café du commerce en font un roman à la fois bien de chez nous, juste ce qu’il faut de didactique pour l’office du tourisme et distrayant pour ses lecteurs. Par un prince du romanesque, un modèle pour nos écrivains et un plaisir pour les lecteurs.


PIERRE-YVES LADOR

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«Cyriel n’avait jamais pu complètement oublier le passé. C’était comme un réflexe lié à son ancienne profession: les faits divers, les vols, les viols, les meurtres et toutes les sordides affaires criminelles éveillaient ses vieux réflexes et le limier qu’il avait été avant ce déplorable accident.»
Cyriel Sivori a été flic, et le reste, dans l’âme. Flic un jour, flic toujours en quelque sorte. Même si, après ce «putain d’accident» qui a changé sa vie, il a perdu place, réputation et santé, est devenu libraire, prenant la suite de son père décédé.
Quand, le lundi, il apprend à la télé qu’un meurtre particulièrement horrible a été commis dans une scierie à Aubonne– le cadavre d’un homme y a été retrouvé scié en deux -, il éprouve le besoin irrépressible de se rendre sur les lieux.
Il quitte donc précipitamment le restaurant de l’Avenir à Vevey. Une fois sur place, il se fait interdire l’accès par l’adjudant Henri Schmeichel, qui ne le porte pas dans son coeur et qui, méchamment, depuis l’accident, le surnomme le «déglingueur».
Qu’à cela ne tienne, Cyriel est décidé à mener sa propre enquête, d’autant qu’un deuxième cadavre est découvert le lendemain dans les filets de son ami Valmir, pêcheur professionnel, à qui il donne un coup de main deux fois par semaine.
Redevenu célibataire après que sa femme Nadège a demandé le divorce, il n’est pas insensible aux charmes d’Estelle, une belle cliente qui fréquente sa librairie depuis deux mois. S’il n’a pu encore obtenir d’elle de rendez-vous, ils se tutoient...
Il n’est donc pas étonnant qu’il badine avec Estelle ce mardi, où il se trouve sur le stand de Valmir, place du Marché, à Vevey, quand cette blonde, aux gros seins et aux yeux pétillant de malice, qui le font fantasmer, vient se faire servir par lui.
Cyriel ne sait pas encore que ce lundi et ce mardi seront, pour lui, les deux premiers jours d’Une semaine à tuer au sens propre comme au sens figuré, et qu’il montrera qu’il ne faut décidément pas le prendre pour un «paisible commerçant»…
Avec Jean-François Thomas, cette semaine passe vite. Et elle est évocatrice si le lecteur est familier des rives du Léman, «dont le nom viendrait du celte, aurait pour origine les termes “lem” qui signifie “grand” et “an”, qui veut dire “eau”».


Blog
de FRANCIS RICHARD

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L’inspecteur Cyriel Sivori a vu sa vie basculer lors d’une intervention policière qui a mal tourné. Viré de la police, il a hérité de la librairie de son père. Il se ressource en allant aider son ami Valmir, pêcheur professionnel sur le lac Léman.
Pourtant le limier est toujours présent en lui. C’est pourquoi, le jour où un crime particulièrement sordide a lieu dans une scierie d’Aubonne, il ne peut s’empêcher d’aller fouiner sur les lieux.


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