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Entre histoire de l’art et
récit, cet essai retrace avec vivacité, passion et précision, cent
trente ans de bohème artiste parisienne, depuis le tumulte de la
bataille d’Hernani et son armée de romantiques chevelus et exaltés
escortant Victor Hugo à la Comédie française jusqu’à l’effervescence
des cabarets Rive Gauche et des caves enfumées de
Saint-Germain-des-Prés, où résonnent le jazz et l’existentialisme des
années d’après guerre. Si Paris fut longtemps la capitale du monde,
c’est en bonne partie à sa bohème artiste qu’elle le doit.
L’ouvrage explore les métamorphoses successives d’une marginalité qui
ne reconnaît de valeur qu’à l’Art, à la fête, à la blague, à l’ivresse,
aux amours libres, voire aux paradis artificiels. Une commune
détestation du conformisme bourgeois est le point de ralliement de ces
artistes rebelles dont les existences, à la fois misérables et
flamboyantes, pathétiques et héroïques, tumultueuses et enthousiastes,
se déroulent toutes, selon l’expression de Balzac, «en dessous de la
fortune mais au-dessus du destin». De Murger à Picasso, de Verlaine à
Brassens, de sublimes trublions inventent l’art moderne et modifient
notre perception de la liberté. Et des ruelles du Quartier latin aux
trottoirs de Montmartre, du Lapin Agile à la Closerie des Lilas, du
Bateau-lavoir à la Ruche, de destinées incroyables en anecdotes
savoureuses, c’est toute une mythologie qui prend forme dans les
existences hors du commun de ces marginaux de génie partageant leur
misère et leur talent : Baudelaire, Jarry, Modigliani, Apollinaire,
Satie, pour n’en citer que quelques-uns parmi les plus célèbres.
Un voyage dans l’univers fascinant et sulfureux d’un mouvement qui a
défié les conventions, redéfini la notion même de l’artiste, fait de
Paris une fête, et qui devrait continuer de nous inspirer en ces temps
de peur et de restrictions des libertés.
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