ANNE-CLAIRE DECORVET

CAFÉ DES CHIMÈRES

Roman
2018. 280 pages. Prix: CHF 33.00
ISBN 978-2-88241-432-8


Biographie

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Une quête de l’amour en ligne qui dérape

Anne-Claire Decorvet plonge l’héroïne de Café des Chimères» dans une enquête virant à l’addiction

Le Café des Chimères. Un nom prémonitoire pour servir de décor aux rencontres de Salomé Dutilleul. La journaliste, héroïne du dernier roman de la Genevoise Anne-Claire Decorvet, se lance pour son magazine, Infiniment Femme, dans une enquête sur les rencontres par Internet. Pour coller aux exigences de sa rédactrice en cheffe – et à ses obsessions personnelles aussi – elle se jette corps et âme dans son sujet, jusqu’à perdre totalement pied. Car derrière les séduisants profils en ligne se cachent des égocentriques, des manipulateurs, des violents dont Salomé, quinqua qui vit seule, fera les frais. Elle persiste malgré tout. «L’enquête était devenue mon opium et mon vice, ma fumée et mon trip», confesse-t-elle d’emblée au lecteur.
La journaliste aguerrie se voit mise en compétition avec Mélisse, une stagiaire de 20 ans bourrée d’idées et d’aplomb. Exit le ringard Café des Chimères et ses couleurs criardes, la jeune première convoque ses prétendants à l’épuré et chic Diable à quatre.
Le récit progresse entre la narration de Salomé et les retranscriptions des reportages des journalistes. La cadette repousse les prétendants sans plus y penser, l’aînée s’enfonce dans une spirale de noirceur qui l’amènera à commettre l’impensable.
Le roman court ainsi vers une fin déconcertante, qu’on ne dévoilera pas pour maintenir le suspense. Le texte démarre comme la peinture caustique – et parfois dure – d’un phénomène de société, puis bascule dans une vraie noirceur. Un tel revirement n’est compréhensible qui si l’on connaît la fascination d’Anne-Claire Decorvet pour la folie. «Un lieu sans raison» (2015), prix Édouard Rod et prix du Public de la RTS, narrait le destin de Marguerite, internée en France au début du XXe siècle, et dont les œuvres se trouvent aujourd’hui à la Collection de l’art brut, à Lausanne.
Dans Café des Chimères, l’héroïne dissimule sans peine à son entourage les abîmes qui l’habitent. À un monde dont on peut pressentir les dangers s’en substitue alors un autre, bien plus inquiétant.


CAROLINE RIEDER, 
Tribune de Genève

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La crise de la presse écrite, celle de la cinquantaine, les sites de rencontres et les dangers qu'ils font courir aux femmes esseulées. Et pourquoi pas l'éternel masculin et la rivalité féminine. Voilà quelques sujets de société que la Genevoise Anne-Claire Decorvet brasse avec ironie dans son dernier roman.
Son personnage se nomme Salomé Dutilleul. Quinquagénaire, journaliste à la rédaction d'un magazine féminin, celle-ci est chargée d'enquêter sur les sites de rencontres. «Sans aucune limite», lui précise la rédactrice en chef. Top là! Tellement sans limite que la journaliste, bien qu'expérimentée, va perdre pied en oubliant la déontologie la plus élémentaire. En guise d'enquête, elle livrera le portrait au vitriol de quelques mâles tordus qui tissent leur toile virtuelle avant une rencontre au Café des Chimères.
Un livre étrange en ces temps où on balance pas mal. Ici comme ailleurs…

RTS, «Espace 2», «Versus»

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Femme infiniment – Le quotidien de votre quotidien est le journal féminin dans lequel écrit Salomé Dutilleul. La cinquantaine, elle vit seule. Elle est ravie que Julie ait accepté de lui confier l'enquête sur les sites de rencontres quand elle s'est portée volontaire.
Mais l'expérience ne tourne pas à son avantage. Car Julie trouve ses deux premiers articles consternants. Comme Julie le lui a demandé, alors Salomé «ne s'impose pas de limite» mais elle est violentée physiquement par le type de sa troisième rencontre...
Il n'est plus question que Salomé continue et Julie confie la relève à Mélisse Ambremont, la plus jeune des rédactrices, pleine d'idées et de fougue. Tout sépare donc Salomé et Mélisse, y compris les lieux de rencontre avec les hommes qu'elles élisent sur la Toile.
Salomé les invite au Café des Chimères, «un truc ringard», aux «couleurs aiguës, vert absinthe» et «rouge tomate», tandis que Mélisse leur donne rendez-vous dans un «bar minimaliste», Au Diable à Quatre, «moquette noire, comptoir d’aluminium» et «piano jazzy»...
Salomé met le doigt sur ce qui les différencie, elle et Mélisse:
«N’attendant rien, Mélisse accueille tout. Moi j'attends tout, n'accueillant rien.»
Salomé a déjà mal vécu que son amie Julie l'ait évincée par deux fois dans la vie: elle lui a pris l'homme qu'elle aimait il y a vingt ans; elle a obtenu le poste de rédactrice en chef il y a deux ans, alors qu'elle l'avait précédée dans le journal et lui avait tout appris.
Salomé rumine et se pose des questions existentielles:
De quoi suis-je dépourvue: de technique érotique ou de personnalité? d'aisance ou de talent?
Le récit de Salomé coïncide avec le procès mené contre elle-même (ou qu'elle s'inflige) puisqu'elle ne supporte pas les comparaisons. Et les parties du livre en soulignent le crescendo: L’enquête, L’accusation, La condamnation, L’exécution, La disparition
Le contexte n'est pas non plus favorable à Salomé: la presse écrite est menacée par la presse en ligne. Sans parler – ce serait céder à la facilité – de conflit de générations, peut-être serait-il plus juste de dire que progrès et conservation éternellement s'opposent...


Blog
de
FRANCIS RICHARD

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Dans le décor coloré du Café des Chimères, la journaliste Salomé Dutilleul enquête à propos des sites de rencontres et planifie ses rendez-vous. Très vite, c’est la désillusion! Derrière les séduisants profils exposés sur Internet se cachent en réalité des manipulateurs et des escrocs. Bientôt ses articles ne font plus rêver les lectrices, et sa rivalité croissante avec une jeune et jolie collègue la pousse aux pires excès. Happée dans un engrenage implacable, Salomé perd peu à peu ses illusions, la maîtrise de sa vie et bien davantage!


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